L’ombre de nous-mêmes

Elles ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Alma, incarcérée dans un quartier réservé aux jeunes mères, s’accroche à l’enfant qu’elle y a mis au monde et aux lettres qu’elle envoie comme autant de bouteilles à la mer. Dans la cellule voisine, Lucinda, Tombée pour trafic de drogue entre la France et l’Argentine, apaise se détresse en faisant défiler les souvenirs enchantés de son enfance dont le fil s’est brutalement brisé. De l’autre côté des barreaux, Sarah, la fille aînée d’Alma, se confie à son ordinateur et tente de maintenir le lien entre sa mère et ceux qui au-dehors attendent son retour.

Mon avis :

J’avais très envie de me replonger dans un roman de Karine Reysset, et je ne suis pas déçue. Le thème de la maternité en prison m’intéressait fortement, ce roman nous fait découvrir trois femmes à travers des correspondances, des souvenirs et des vlogs (sortes de journaux intimes vidéos).

J’ai été touchée par Alma et par Sarah, le manque qu’elles ressentent chacune, séparées par des barreaux.

En revanche le personnage de Lucinda m’a moins touchée au début du roman, mon intérêt est venue à la fin.

Le petit plus : 

Vous pouvez retrouver une interview de l’auteure sur cette page :

http://www.leprogres.fr/sortir/2014/05/04/karine-reysset-je-me-suis-beaucoup-documentee-sur-la-prison

Avoir un corps

avoiruncorps

Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.

Mon avis :

Avoir un corps de Brigitte Giraud m’a touchée, m’a fait réfléchir, m’a rendue triste.

Ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteure, mais à chaque fois je suis émue par son écriture, certes simple mais qui prend au tripes. Elle sait transmettre des émotions, les phrases sont courtes et tranchantes.

Nous suivons cette héroïne à travers les différents stades de son enfance, son adolescence puis de sa vie d’adulte.

Le petit plus : 

A écouter : un interview de Brigitte Giraud http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-brigitte-giraud-2014-02-04

Les yeux de Lisa

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Résumé :

« La première fois que Manon a vu Lisa, elle a cru que c’était un garçon. Un garçon beau et mystérieux qui l’attirait comme un aimant. C’était il y a presque deux ans en début de seconde. Quand elle a découvert que Lisa était une fille, elle a été bouleversée. Ça ne l’a pas empêchée de se rapprocher d’elle, patiemment, comme on apprivoiserait un animal sauvage. Elle a réussi à convaincre ses parents de la laisser partir avec Lisa, la rebelle, Clémentine, la fille à papa, et Ambre, la cousine exubérante, seule majeure de la bande. Les quatre filles étaient loin d’imaginer que cette aventure au bord de la mer allait leur laisser un goût amer. Un goût de cendres… et de sang ! »

 

Mon avis : 

J’ai lu ce roman en une nuit tellement j’étais captivée par l’histoire, j’avais l’impression d’être dans une espèce de road-movie avec les personnages du roman.

Dans la première partie du roman nous rencontrons Manon qui fête son anniversaire et reçoit ses amies et sa cousine. Puis nous partons avec elles en vacances dans un flash-back.

J’ai aimé le lien d’attachement entre Manon et Lisa, elles se protègent l’une et l’autre. Le personnage de Lisa est intrigant, tout au long du roman on sent qu’elle cache quelque chose, sous sa carapace de fille « mystérieuse » et « forte ». L’amitié qu’elle entretient avec Manon est bénéfique pour elle, elle qui n’a pas de repères familiaux et qui fuit l’autorité.

J’aurais toutefois aimé que le roman soit un peu plus long, pour en apprendre plus sur les autres personnages, notamment sur Ambre la cousine de Manon ainsi que Clémentine. Mais je ne suis pas déçue car j’ai retrouvé la plume de Karine Reysset et ses thèmes de prédilection.

 

Ce roman s’adresse aux ados dès 15 ans, pour avoir une certaine maturité. École des loisirs, Medium.

Karine Reysset

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Photo ouest-france.fr

Je connais cette auteure depuis plusieurs années (je crois que j’ai commencé à lire ses romans en même temps que ceux de son compagnon Olivier Adam). J’aime ses romans jeunesse ainsi que ses romans pour ados-adultes.

La plume de Karine Reysset me touche beaucoup, j’aime sa manière d’aborder les sujets « difficiles » , son roman Comme une mère m’a beaucoup touchée, le thème de la maternité revient souvent dans mes lectures, c’est un thème qui m’interroge, me surprend etc.

J’avoue avoir les larmes aux yeux lorsque je lis un roman de Karine Reysset, notamment A peine un peu de bruit (publié en 2006), le deuil est traité avec subtilité et émotion.

« Charlotte est l’aînée de trois enfants. Quatre, si l’on compte Loïc, né après elle et décédé à trois mois. Cette absence a marqué la famille pour toujours. Charlotte en conserve une peur de la vie, des changements ; elle se raccroche à des petits rituels et à la religion, fréquentant beaucoup l’église. Malgré tout, elle a des petits copains, une amie confidente, déménage à Paris. Elle n’oublie pas son petit frère, mais ne va plus à la messe. Pour exprimer le malaise qui perdure en elle, elle écrit. »

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 Photo amazon.fr

Son sixième roman L’ombre de nous-mêmes est dans ma PAL et je le lirai prochainement.

Demain j’arrête de Gilles Legardinier

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Résumé : 

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…
Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

 

Mon avis : 

J’ai passé un très bon moment avec Julie même si elle m’a tapé plusieurs fois sur les nerfs, pour son obsession envers le nouveau et mystérieux voisin, j’ai tout de même bien aimé sa reconversion professionnelle ainsi que ses projets tirés par les cheveux.

 

J’ai lu ce roman sur ma liseuse Kobo, ce fut  une lecture rapide et fluide. J’ai le roman Complètement cramé qui m’attend dans ma Kobo.