Amour·Femme·Littérature·Littérature anglo-saxonne

Les débutantes de Courtney Sullivan

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« Bree, Celia, April et Sally avaient quitté leurs chambres de bonnes et emménagé à l’étage principal. Elles laissaient leurs portes ouvertes pendant la journée et criaient simplement pour se parler. Elles se vautraient sur les divans du salon après le repas du soir, se racontant des ragots et se lisant à voix haute des passages du New Yorker et de Vogue.»

Mon avis

Acheté en seconde main en ne connaissant pas l’histoire. J’ai été agréablement surprise de découvrir les Freshers de l’université de Smith => Smith College (Smith College est la plus grande université pour femmes des États-Unis. Située à Northampton, dans le Massachusetts, groupement fondé pour créer une alternative à la Ivy League masculine). Sylvia Plath citée dans le roman a intégré cette université, et rien que ça, ça m’a plu.

On suit avec passion les aventures des jeunes femmes à l’aube du mariage de Sally et les années d’études grâce aux flash-backs. Nous naviguons entre rires et larmes.

Je me suis tellement attachée aux personnages et au style de l’auteure, que j’ai acheté ses deux autres romans publiés en français.

 

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Femme·Littérature·Littérature anglo-saxonne·Uncategorized

Huit saisons de Justin Cronin

Huit saisons / Mary and O’Neil  de Justin Cronin (2011)

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Résumé : Huit saisons, huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. L’histoire d’une famille dont chaque membre va son chemin : les études, le travail, le mariage, les enfants…

Mon avis : Acheté par hasard, ce roman constitué de huit nouvelles souligne les liens familiaux indispensables à tout être humain. Nous suivons et vivons avec O’Neil et Kay de 1979 à l’an 2000. Ce roman est bouleversant et touchant, même si je dois admettre uin bémol au niveau de la traduction, en effet Pierre Charras (1945-2014 – dont j’ai beaucoup aimé « Dix-neuf secondes ») a tendance à traduire « college/université » en Collège (en français). Or on parle bien du campus, de jeunes adultes. A revoir au niveau de la traduction

Adolescence·Femme·Littérature·Littérature anglo-saxonne

Au bout du voyage de Meg Rosoff

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Bonjour,
J’ai terminé le roman Au bout du voyage de Meg Rosoff hier soir, et je l’ai trouvé tout simplement touchant.
« Mila vit à Londres avec ses parents et lors de vacances scolaires elle part avec son père Gil à la recherche d’un ami d’enfance de celui ci.
L’ami en question vit à New-York avec sa femme et leur bébé. Matthew a disparu depuis quelques temps à la suite d’un drame familial. Mila et Gil vont alors se trouver au centre d’un road-trip que je pourrais qualifier de neigeux. »
J’ai aimé l’ambiance, les personnages : les ados Mila et Jake, les adultes qui essaient de protéger leurs familles, et Honey la chienne.
Je n’avais jamais lu de romans de Meg Rosoff bien que je connaissais les titres et couvertures.

 

Littérature

Ma vie, mon ex et autres calamités

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Juliette a un amoureux, un job, un appartement et trente-et-une paires de chaussures. Mais toutes les bonnes choses ont une fin : du jour au lendemain elle se retrouve célibataire, chômeuse et sans logement !

Juliette perd son job, elle perd Nicolas, heureusement Chiara est là pour la soutenir et l’héberger. Et hop la voilà partie aux Maldives dans les but de le récupérer !

Mon avis :

Ce livre est à mettre entre toutes les mains pour se détendre. Juliette est intrépide, on la suit, on rit avec elle, on a peur pour elle.

L’écriture est fluide, on se laisse bercer. Juliette nous fait penser à Bridget Jones, une française battante qui ne se laisse pas marcher dessus par les hommes.

Cela m’a aussi fait penser aux héroïnes de Sophie Kinsella,, enfin une auteure de chick-litt française !

Juliette ne serait pas la soeur jumelle de Julie de Demain j’arrête de Gilles Legardinier ?

 

Je remercie Eric Poupet et City éditions pour la découverte de ce roman

Littérature

On s’est juste embrassés

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 » – J’ai pas couché avec Walid, je l’ai juste embrassé… Une fois, une seule fois! C’est ça, la vérité! Plus je criais, plus elle souriait. -Mais on s’en fout de la vérité, ça compte pas la vérité… Tu comprends pas ça? Je l’ai regardée un long moment et puis j’ai murmuré: – Non, je comprends pas… Je n’avais plus envie de crier, même plus envie de pleurer, je me sentais juste d’une tristesse à mourir. « 

Mon avis :

Autant j’ai beaucoup aimé La décision, autant j’ai vraiment eu du mal à entrer dans ce roman, à m’identifier, je ne suis même pas allée jusqu’au bout. Pourtant l’histoire me plaisait mais le contexte ne m’a pas plu. Peut-être à cause du quartier banlieusard, le contexte familial. Je ne sais pas.

Amour·Femme·Littérature·Littérature française

L’ombre de nous-mêmes

Elles ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Alma, incarcérée dans un quartier réservé aux jeunes mères, s’accroche à l’enfant qu’elle y a mis au monde et aux lettres qu’elle envoie comme autant de bouteilles à la mer. Dans la cellule voisine, Lucinda, Tombée pour trafic de drogue entre la France et l’Argentine, apaise se détresse en faisant défiler les souvenirs enchantés de son enfance dont le fil s’est brutalement brisé. De l’autre côté des barreaux, Sarah, la fille aînée d’Alma, se confie à son ordinateur et tente de maintenir le lien entre sa mère et ceux qui au-dehors attendent son retour.

Mon avis :

J’avais très envie de me replonger dans un roman de Karine Reysset, et je ne suis pas déçue. Le thème de la maternité en prison m’intéressait fortement, ce roman nous fait découvrir trois femmes à travers des correspondances, des souvenirs et des vlogs (sortes de journaux intimes vidéos).

J’ai été touchée par Alma et par Sarah, le manque qu’elles ressentent chacune, séparées par des barreaux.

En revanche le personnage de Lucinda m’a moins touchée au début du roman, mon intérêt est venue à la fin.

Le petit plus : 

Vous pouvez retrouver une interview de l’auteure sur cette page :

http://www.leprogres.fr/sortir/2014/05/04/karine-reysset-je-me-suis-beaucoup-documentee-sur-la-prison

Amour·Femme·Littérature·Littérature française

Avoir un corps

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Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.

Mon avis :

Avoir un corps de Brigitte Giraud m’a touchée, m’a fait réfléchir, m’a rendue triste.

Ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteure, mais à chaque fois je suis émue par son écriture, certes simple mais qui prend au tripes. Elle sait transmettre des émotions, les phrases sont courtes et tranchantes.

Nous suivons cette héroïne à travers les différents stades de son enfance, son adolescence puis de sa vie d’adulte.

Le petit plus : 

A écouter : un interview de Brigitte Giraud http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-brigitte-giraud-2014-02-04

Adolescence·Littérature·Littérature française

Les yeux de Lisa

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Résumé :

« La première fois que Manon a vu Lisa, elle a cru que c’était un garçon. Un garçon beau et mystérieux qui l’attirait comme un aimant. C’était il y a presque deux ans en début de seconde. Quand elle a découvert que Lisa était une fille, elle a été bouleversée. Ça ne l’a pas empêchée de se rapprocher d’elle, patiemment, comme on apprivoiserait un animal sauvage. Elle a réussi à convaincre ses parents de la laisser partir avec Lisa, la rebelle, Clémentine, la fille à papa, et Ambre, la cousine exubérante, seule majeure de la bande. Les quatre filles étaient loin d’imaginer que cette aventure au bord de la mer allait leur laisser un goût amer. Un goût de cendres… et de sang ! »

 

Mon avis : 

J’ai lu ce roman en une nuit tellement j’étais captivée par l’histoire, j’avais l’impression d’être dans une espèce de road-movie avec les personnages du roman.

Dans la première partie du roman nous rencontrons Manon qui fête son anniversaire et reçoit ses amies et sa cousine. Puis nous partons avec elles en vacances dans un flash-back.

J’ai aimé le lien d’attachement entre Manon et Lisa, elles se protègent l’une et l’autre. Le personnage de Lisa est intrigant, tout au long du roman on sent qu’elle cache quelque chose, sous sa carapace de fille « mystérieuse » et « forte ». L’amitié qu’elle entretient avec Manon est bénéfique pour elle, elle qui n’a pas de repères familiaux et qui fuit l’autorité.

J’aurais toutefois aimé que le roman soit un peu plus long, pour en apprendre plus sur les autres personnages, notamment sur Ambre la cousine de Manon ainsi que Clémentine. Mais je ne suis pas déçue car j’ai retrouvé la plume de Karine Reysset et ses thèmes de prédilection.

 

Ce roman s’adresse aux ados dès 15 ans, pour avoir une certaine maturité. École des loisirs, Medium.

Littérature·Littérature française·Uncategorized

Karine Reysset

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Photo ouest-france.fr

Je connais cette auteure depuis plusieurs années (je crois que j’ai commencé à lire ses romans en même temps que ceux de son compagnon Olivier Adam). J’aime ses romans jeunesse ainsi que ses romans pour ados-adultes.

La plume de Karine Reysset me touche beaucoup, j’aime sa manière d’aborder les sujets « difficiles » , son roman Comme une mère m’a beaucoup touchée, le thème de la maternité revient souvent dans mes lectures, c’est un thème qui m’interroge, me surprend etc.

J’avoue avoir les larmes aux yeux lorsque je lis un roman de Karine Reysset, notamment A peine un peu de bruit (publié en 2006), le deuil est traité avec subtilité et émotion.

« Charlotte est l’aînée de trois enfants. Quatre, si l’on compte Loïc, né après elle et décédé à trois mois. Cette absence a marqué la famille pour toujours. Charlotte en conserve une peur de la vie, des changements ; elle se raccroche à des petits rituels et à la religion, fréquentant beaucoup l’église. Malgré tout, elle a des petits copains, une amie confidente, déménage à Paris. Elle n’oublie pas son petit frère, mais ne va plus à la messe. Pour exprimer le malaise qui perdure en elle, elle écrit. »

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 Photo amazon.fr

Son sixième roman L’ombre de nous-mêmes est dans ma PAL et je le lirai prochainement.